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Au Vieux Terrebonne:
drôleries et petites tenues
 

Vendredi le 15 juin, 2007


Une pièce en deux actes, alors que les personnages entrent et sortent sur une jambe, avec musique et drôleries, les acteurs de Ténor recherché, joué au Vieux Terrebonne l’été prochain, s’amusent déjà. Nous en avons rencontré quatre... y compris une Dominique Pétin que nous verrons en petite tenue des années trente. Prenons un peu de plaisir...

Brière en remplacement ?

Benoît Brière s’est fait présenté cette pièce, Ténor recherché (Lend Me a Tenor) par Perry Schneidernan alors que tous deux participaient à la création de Don Juan, au Festival de Stradford, l’été passé.
« J’ai été complètement conquis par cette pièce, séduit par le style. C’est ce que j’avais envie de faire. »
On lui demande pourquoi ?
« De par l’intelligence de sa structure, de par le style effréné de Feydeau. Nous l’avons traduit à la québécoise, ce qui rend la chose nettement plus accessible, particulièrement en théâtre d’été. Ça part et ça se termine sur un rythme effréné.»
Ce ténor recherché, donc, est un ténor attendu. Est-ce qu’il se pointera à temps ? Sera-t-il en état de chanter ? Devra-t-on le remplacer ?
En regard de cette dernière question, Max, l’assistant directeur que campe Brière, aurait des ambitions. Quoique ce type timide et naïf n’a peut-être pas les qualités requises... Nous verrons.

Girard piégé ?

Jacques Girard, dans la peau du ténor Tino Merelli, sera-t-il à la hauteur des attentes... ? Il explique :
« Je suis un ténor de réputation international très attendu. J’arrive, je n’arrive pas, finalement j’y suis. Mais il y a un petit problème qui se pose : Max (Benoît Brière) va tenter de me remplacer. »
- Tino ne va pas aimer ça ?
- Il ne s’en rendra même pas compte...
- D’accord, ne vendons pas la mèche. On répète que les acteurs vont bien s’amuser...
- J’espère que nous ne serons pas les seuls, que le public va aimer ça. Ça devrait. Il s’agit d’une bonne pièce, bien écrite et pleine de rebondissements. »

Chantal jalouse ?

Chantal Baril se prépare à camper l’épouse du ténor. Elle nous affirme qu’elle voit venir la pièce et le rôle avec plaisir. « Dans l’humour et en folie », ajoute-t-elle.
Il se trouve que si son mari était attendu, elle non. Troubles à l’horizon ?
« Disons que je vais être une italienne tout l’été. Et aussi une femme jalouse avec un caractère pas facile, un peu colérique. Un beau rôle, j’aime ça ! »

Coquereau le fouineur

Patrice Coquerau, le chasseur d’hôtel (bell boy) fouineur, s’avère un grand fan du ténor. Comme beaucoup d’autres, il l’adule et veut absolument avoir son autographe.
« Je ne suis pas sur scène souvent », nous dit le comédien, mais c’est le fun. Je travaille avec une équipe formidable, dans une pièce qui a déjà connu un grand succès. Même chose ici, à ce qu’il semble, car les billets se vendent à haute vitesse. »

La pulpeuse Dominique

Dominique Pétin s’installe petit à petit dans la peau de la pulpeuse Diana, une soprano en quête de rôles.
- Alors, Dominique Pétin, nous vous verrons en petite tenue... ?
- Vrai. Mais petite tenue des années trente, donc s’est fait avec goût.
- Si c’est de ce temps-là, on ne verra pas beaucoup...
- Ce sera évocateur. Ça m’énerve quand j’y pense...
- On est prude...
- Diana, mon personnage, ne l’est pas. Quand je vais commencer à la fréquenter, ça va aller bien.
- Et cette soprano... ?
- Elle n’hésite pas à utiliser ses attributs pour obtenir de l’avancement. Elle pourrait arriver à ses fins.
Aparté dans la mini entrevue : tout au long de ce discours, Dominique Pétin ne peut s’empêcher de rire, d’un beau rire que malheureusement la page écrite ne peut refléter. Nous lui en passons la remarque :
« Je pense qu’il y aura bien d’autres rires et je me demande si nous pourrons nous retenir sur scène tout au long de l’été. Quand j’ai vu les noms de mes camarades, j’ai éclaté. Il y a des gens là-dedans, Adèle Reinhardt, Benoît Brière, Patrice Coquereau qui me font beaucoup rire. Va falloir faire attention pour se retenir.
- Peut-être que vous n’y arriverez pas...
- Peut-être que nous n’y arriverons pas, ah ! ah ! ah !

Pierre LUC
(Cet article a paru dans le journal Allô Vedettes, où vous trouvez la chronique Les Uns, les autres et Pierre Luc)






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