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| À Québec au Clair de Lune... |
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Lundi le 17 mars, 2008 |
On parle d’un retour à la radio conventionnelle, celle de Info 800, pour André Arthur, si un triumvirat dans lequel apparaît le nom du hockeyeur Patrick Roy se porte acquéreur de la station.
Il s’agit bien, n’est-ce pas, de l’ancien CHRC où Jacques Boulanger a débuté et où a sévi Pierre Marcotte pendant deux ans ?
Bien sûr, et il y avait la petite Denyse Brousseau qui tournait autour du poste, rue St-Jean, afin que l’on souligne ses débuts timides dans la chanson.
C’était l’époque où Marie-Claire Blais me montrait ses écrits pour approbation, à moi, grand ( !?!?) journaliste à La Patrie du Dimanche. Elle avait 17 ans et se préparait à publier son premier roman, La Belle Bête.
Marcotte aimait bien la ville et ses habitants puisqu’il est venu à quelques semaines de se marier à Renée Poulin, dont la sœur Louise, que j’allais courtiser en scooter, épousera, elle, le folkloriste Raoul Roy.
Resurgissent de nombreux souvenirs (et potins) de la Vieille Capitale, au moment où on annonce que Charles Aznavour se produira dans le cadre du 400e de Québec.
Il y aura 60 ans, cette légende vivante de la chanson française se produisait au cabaret Chez Gérard, dans la Basse-Ville, face à la Gare du Palais. Passage obligé des vedettes, comprenant Charles Trenet et Édith Piaf.
À l’étage, il y avait des chambres et une salle de repos. Après les spectacles, on y festoyait jusqu’au tout petit matin. Cette nuit-là, s’y trouvaient Roger Joubert, Denise Émond et Réal Béland de Ti-Gus et Ti-Mousse.
M’accompagnait la chanteuse Lucille Serval, que Paolo Noël venait de quitter pour Ginette Ravel, Lucille qui deviendra la femme de François Tassé (des potins, je vous dis !)
L’endroit appartenait à Gérard Thibault, lequel détenait aussi Chez Émile, à quelques blocs de là. Y travaillait aux tables Réjean Simard, un bon chum d’André Lejeune. Réjean, grand admirateur de l’Américaine Alice Lesley, rendait service à tout le monde et tout le monde aimait Réjean.
Aussi propriété de Thibault, plus haut dans la ville, La Porte St-Jean et son cabaret plus intime, La Boite à Chanson. Celle-ci vit les débuts de Gilles Vigneault, tandis que dans la grande salle défilèrent les Patachou, Jacques Normand, Ginette Reno, Guylaine Guy.
Dans le paysage, ici ou là, l’accordéoniste Roger Ramadier. Si vous teniez encore sur vos deux jambes, tard dans la nuit, il vous invitait à manger chez lui. Quel cuisinier… et raconteur d’histoires ! Parfois, je m’informe à son sujet, personne ne sait.
Réjean, boss boy du temps, travaillait de jour dans le camionnage. Selon Lejeune, le voilà aujourd’hui riche comme un boudin, au seuil de la retraite : le courage et le labeur.
Si Jacques Normand chantait Les nuits de Montréal, celles de Québec appartenaient à Gérard Thibault, ce fervent de la chansonnette, devant la mémoire duquel nombre d’artistes se montrent reconnaissants. Tout cela ayant débuté il y aura bientôt soixante ans…
Sur la photo, un agneau dans la tanière des loups : Boulanger chantait, Marcotte aurait bien voulu et le gars au centre racontait.
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