Mardi le 05 décembre, 2006 |
En référence à ma chronique d’hier, voici l’histoire de Julio!
Julio est natif de la Colombie, en Amérique du Sud!
Après avoir terminé ses études en droit, il travaille au gouvernement, sous l’autorité directe du Président de ce pays. Son travail consiste à visiter, et aider les maires de différentes communes.
Un jour, alors qu’il est en compagnie du maire d’une commune, et de deux autres personnes, sa vie bascule alors qu'ils tombent dans une embuscade des guerilleros et qu'on les kidnappe. Il se dit que ça durera quelques heures, mais il désenchante vite.
On les jette tous les quatre dans un trou où ils vivent l'enfer. Nourris à la cuillère, c'est à peine si ils peuvent bouger. Aucune hygiène. On imagine leur supplice, leurs souffrances et leurs humiliations.
Au bout de deux mois, un des chefs le menace. Il exige une rançon. Comme le gouvernement ne bouge pas, on lui tire une balle dans le genou.
Finalement il contacte son père par téléphone satellite, et pour obtenir sa libération, sa famille vend leur maison, leur voiture et organise une collecte pour obtenir sa libération.
Les guerilleros le soignent, dans un hôpital de campagne, dans la jungle. Lorsqu'ils obtiennent l'argent, on le libère quelques semaines plus tard.
Julio pensait que tout était fini et qu'il pouvait revenir à une vie normale, mais non. Il reçoit sans cesse des appels téléphoniques de menaces. Les guerilleros veulent encore plus d'argent.
Complètement à bout de nerfs, il se présente à l’ambassade canadienne de Bogota, où il demande le statut de réfugié pour lui et sa conjointe.
Croyez-le ou non, il fut reçu pratiquement instantanément, car il avait deux atouts dans sa manche :
-il était avocat;
-il était ami avec le président du pays.
Il reçoit immédiatement de résident canadien.
Un beau jour Julio et son épouse débarquèrent à Montréal et un comité de bénévoles étaient à l’accueil, pour les recevoir.
Ils furent hébergés dans un hôtel, durant trois jours, histoire de décompresser, aux frais du Ministère de l’immigration et des communautés culturelles du Québec.
La suite demain….
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